Nantes la grise, Nantes la verte

Comme toute ville qui se développe, Nantes est mangeuse d’espaces. Un chiffre spectaculaire en témoigne : depuis 1960, la surface urbanisée de l’agglomération nantaise, c’est-à-dire occupée par des logements ou des zones d’activités, a été multipliée par trois et demi. C’est ce qu’on appelle « l’étalement urbain » : phénomène mondial, qui touche toutes les métropoles, que les géographes et les urbanistes suivent de très près. Il se traduit par une croissance de l’espace urbanisé peu maîtrisée, bien souvent supérieure au niveau désiré par les acteurs publics et incompatible avec les objectifs de développement durable d’un territoire. Sur les 24 communes que compte Nantes Métropole, c’est donc environ 1% de la surface de l’agglomération qui est grignoté chaque année par le gris de la ville sur le vert des espaces naturels, soit l’équivalent de 70 fois la surface du jardin des Plantes !


Faut-il s’en émouvoir ? Après tout, si la ville s’étend c’est d’abord parce que sa population augmente. Et si celle-ci progresse (100 000 habitants supplémentaires attendus d’ici 2030 selon les dernières prévisions de l’Insee), n’est-ce pas plutôt le signe de la bonne santé et de l’attractivité la métropole nantaise ? Et puis, ce n’est pas l’espace qui manque pour accueillir tous ces nouveaux arrivants : plus de la moitié de la superficie de l’agglo nantaise est aujourd’hui encore constituée de surfaces agricoles ou de zones naturelles, et au-delà, le département de la Loire-Atlantique reste très largement dominé par la campagne. Les Français manifestent une envie forte de revenir au vert, sans trop s’éloigner des centres-villes, ils veulent devenir ces fameux « rurbains », mi-ruraux, mi-urbains, et le rêve de la maison individuelle reste partagé par une très large majorité d’entre-eux. Alors, à quoi bon lutter ? Impensable dans ces conditions d’imaginer figer les villes dans leur forme actuelle…

Toujours plus de kilomètres parcourus en voiture

Le hic, c’est que l’étalement urbain s’accompagne également d’un impact fort sur l’environnement, l’économie et la société. Côté environnement, des villes étalées, c’est plus de déplacements en voiture, donc plus l’émission de CO2 favorisant le changement climatique. C’est moins d’espaces verts aussi pour la biodiversité, la ville devenant parfois une barrière infranchissable pour les espèces naturelles. Côté économie, l’étalement rime bien souvent avec périphérique embouteillé (on en sait quelque chose à Nantes…), autant d’heures perdues pour les automobilistes et d’activité en moins pour les entreprises, sans compter les litres de carburant gaspillés dans les bouchons…

L’éloignement des foyers des centres-ville a aussi a impact social. Lorsque l’on vit plus loin des bureaux, des administrations, des commerces ou des lieux culturels – et que l’on reste dépendant de la voiture pour se déplacer faute d’une offre de transports alternatifs suffisamment déployée – on est plus vulnérable, surtout en période de crise. De 2000 à 2010, sur les quelques 15 000 ménages originaires de Nantes Métropole qui ont fait construire une maison, notamment les familles avec enfants, moins de la moitié (39%) l’ont fait sur le territoire de l’agglo, faute de revenus suffisants, l’Auran et l’Insee n’hésitent pas à parler d’une véritable « évasion urbaine » des familles avec enfants vers les communes rurales. On n’est pas toujours rurbains par choix.

Maintien des grands équilibres

Autant sur les 50 dernières années le phénomène est spectaculaire, autant il semble qu’on ait limité la casse sur la dernière décennie, comme en témoigne l’infographie ci-dessous. En puisant dans les réserves, ce que les urbanistes appellent les « zones tampons », les grands équilibres entre espaces naturels et espaces urbanisés ont été maintenus entre 1993 et 2009. « Certaines zones ont en effet changé de destination. Par exemple, une partie des rives de Loire qui était classée en tant qu’espaces d’activités en 1993 et qui aujourd’hui est un espaces naturel protégé. Idem pour la petite Amazonie, la coulée verte de Bottière Chesnaie », explique Léa Guilloy-Martos, chargée de suivre de près le phénomène de l’étalement urbain pour l’Auran. Cela traduit sans aucun doute une volonté politique de maîtriser le développement de la ville, mais ça reste combat sans relâche…

Car si l’on regarde de plus près encore, au-delà de l’équilibre gris/vert constaté au niveau de l’agglo pour la période récente, certaines communes grignotent leur espaces naturels plus vite que d’autres. Au palmarès des villes les plus mangeuses d’espaces entre 1993 et 2009 on trouve Sainte-Luce-sur-Loire où le gris couvrait 43,3% des sols de la communes en 2009, contre 32,1% en 1993. Les espaces urbanisés de Saint-Herblain, La Montagne ou Basse-Goulaine ont aussi bondi d’environ 10 points sur la même période. A Saint-Herblain c’est surtout l’expansion des zones d’activités commerciales ou industrielles qui est en cause, à Basse-Goulaine c’est plutôt le logement avec la construction de nouveaux lotissements . « L’effet pavillon » !

 

A l’inverse, parmi les villes qui ont le plus verdi sur ces 15 dernières années, figurent Bouaye (loin devant avec des espaces naturels passant de 59,3 à 68,4% des sols), puis Sautron, Indre ou Saint-Sébastien-sur-Loire. Nantes ne s’en sort pas si mal avec des espaces verts qui ont gagné quelques points sur la même période, passant de 19,6 à 22,4% grâce au reclassement de certaines zones à urbaniser en espaces naturels protégés (voir le zoom sur Nantes ci-dessous).

 

Densifier la ville

Les élus ne sont donc pas restés les bras croisés face au développement de l’étalement urbain, même s’ils subissent le phénomène plus où moins fortement selon que leur commune dispose de réserves foncières importantes ou non. Globalement, Nantes Métropole n’est pas à la traîne : son action est régulièrement citée comme une référence dans le domaine et c’est aussi grâce à cela que la ville a décroché de titre de « capitale verte de l’Europe » pour 2013. Chacun à en tête la politique de développement des transports publics menée depuis les travaux du tramway dans les années 80. Mais il s’agit là d’investissements lourds et les lignes de tram ou de bus ne peuvent épouser sans cesse la forme renouvelée de la ville. En 2011, ça bouchonne toujours sur le périph ‘… `

La lutte contre l’étalement urbain passent aussi par une politique de logement sociaux et des prêts à taux zéro pour faciliter l’acquisition en centre-ville. Et pour éviter que le gris ne fasse tâche d’huile, il faut aussi densifier la métropole, construire en hauteur pour limiter le mitage des zone rurales lié à la construction de lotissements et de maisons individuelles. A l’échelle de l’agglomération « de 1999 à 2009, on observe que plus d’un tiers de l’urbanisation se fait dans le tissu urbain existant (remplissage de dents creuses, renouvellement urbain…) », note Jean-Pascal Hébrard, directeur des études à l’Auran. L’agence s’emploie à démontrer aux élus locaux que la densité n’est pas forcément mal vécue par les habitants d’un quartier. Saviez-vous par exemple que sur la commune de Rezé, la densité de population est plus élevée à Trentemoult qu’à la Maison Radieuse ?

Détails gris/vert nantes

 

La ville-jardins

Autre moyen efficace de lutter contre l’étalement urbain : la reconquête des friches agricoles. Il y a sur l’agglo 3 700 hectares qui peuvent être reconvertis pour l’agriculture périurbaine. Nantes Métropole, aidée des associations locales comme Aires à Bouguenay, y travaille. Mais installer des agriculteurs aux portes de la ville et développer des circuits courts, ça prend du temps. Les 100 000 nouveaux habitants qui veulent peupler l’agglo d’ici 20 ans, eux, n’attendent pas ! D’où l’obligation pour la collectivité locale de mixer intelligemment les outils à sa disposition.

Alors, en définitive, Nantes ville verte, ou ville grise ? La métropole réussit pour l’instant à maintenir l’équilibre. Au niveau de la ville de Nantes, si l’on chausse les lunettes des urbanistes, le paysage semble en revanche bien gris avec ses 70% d’espaces urbanisés. Et pourtant, la ville qui compte 37m2 d’espaces verts par habitant (soit 10 fois plus qu’à Paris), est en réalité plus verte qu’il n’y paraît. Et c’est sans compter les innombrables jardins privatifs dont elle est parsemée. Le prochain défi pour la Métropole ? Un travail de fourmi : associer les habitants pour recenser la part de vert de chacun, du petit balcon potager au grand jardin arboré. Chiche !

Pour aller plus loin :

Droit de reproduction :
Vous avez le droit de republier ces articles et infographies sur votre blog ou votre site, à la condition de le faire en intégralité, sans modification, et d’intégrer cette mention : “ Ce travail est le fruit d’un travail collaboratif issu d’un atelier de datajournalisme organisé par l’association Libertic en octobre 2011. Ont participé à cet atelier sur l’étalement urbain de l’agglomération nantaise : Cécile Gadel, Estelle Prusker-Deneuville, Christophe Gouache, Stéphane Girault et Julien Kostrèche. Les données ont été fournies par l’Auran que nous remercions d’avoir joué le jeu.”

Publié dans Barcamp, Data, Journalisme, Nantes | 5 commentaires

Nantes en gris et en vert : le making off

Participants

  • Julien Kostrèche, journaliste
  • Cécile Gadel, journaliste
  • Estelle Prusker-Deneuville,     traitement statistiques des données
  • Stéphane Girault, développeur
  • Christophe Gouache, designer


Barcamp Data-journalism par blogbreil

Décors

  1. Quelles ressources sont à notre disposition pour parler de l’étalement urbain ?

  2. Quels outils pouvons-nous utiliser pour montrer son évolution ?

  3. Comment permettre à chacun de s’approprier ce phénomène et d’en comprendre les enjeux ?

Trois questions et deux couleurs (le vert et le gris) ont été le fil directeur de notre réflexion pour aborder le thème de l’étalement urbain sur l’agglomération nantaise le temps d’un week-end, à l’occasion du barcamp « datajournalisme » organisé par Libertic les 8 et 9 octobre 2011.

1/ POSER UN DIAGNOSTIC

Comment rendre visible le grignotage progressif des espaces verts par les surfaces urbanisées composées de logements et d’activités économiques ?

  • Difficultés rencontrées

Quelles données sont à notre disposition et lesquelles sont exploitables pour modéliser ce phénomène ? Les moteurs de recherche ne délivrent que quelques fonds de carte peu précis qui ne rendent pas compte de l’évolution dans le temps. Les données techniques sur le sujet qui émanent de l’INSEE, de l’AURAN (Agence d’urbanisme de l’agglomération nantaise) ou de programmes européens (Corine Land Cover) parlent aux urbanistes ou aux géographes mais ne sont pas assez lisibles par les non experts.

  • Pour aller plus vite…

Julien a pris contact en amont avec Thierry Violland, le directeur de l’AURAN, pour avoir accès à des données plus précises et récupérer des cartes. Merci à l’agence d’urbanisme d’avoir joué le jeu. Merci aussi à Claire Gallon de Libertic pour son rôle d’éclaireuse depuis plusieurs mois pour demander l’ouverture des données publiques. Le barcamp devient un très bon déclencheur. Il permet à des métiers qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble (journalistes, développeurs, designers…) de se rencontrer, et tout le monde y met du sien.

2/ ANALYSER LES DONNÉES

Le phénomène de l’étalement urbain se propage à la fois dans le temps et dans l’espace. Il faut que notre travail de visualisation à partir des données collectées en rende compte.

  • Difficultés rencontrées 

Le dessous des cartes

Samedi matin 11h. Micros ouverts et clés USB en action, nous découvrons les données communiquées par l’AURAN. Une trentaine de planches qui comprennent une vingtaine de cartes. Un tableau Excel avec des données chiffrées qui se rapportent à la population.

Les planches mixent des cartes à l’échelle de la métropole, d’autres à l’échelle du département voire de la région ouest ou de la France. Les cartes sont complexes avec plusieurs niveaux de couleurs et font appel à plusieurs systèmes de représentation de données (histogrammes, camemberts, cercles de couleurs…).

La bonne échelle

Nous choisissons l’échelle de la métropole pour traiter notre sujet car le recoupement des données dont nous disposons y est le plus riche, et nous nous concentrons sur deux types de données : celles qui nous livrent des informations sur les espaces urbanisés et celles qui se rapportent aux espaces verts (espaces agricoles, espaces naturels protégés, parcs urbains).

Tout n’est pas gris ou vert

L’analyse plus approfondies des données pendant le week-end et dans la semaine qui a suivi nous amène à constater que les limites du gris et du vert ne sont pas aussi tranchées que dans notre postulat de base. Nous constatons par exemple que les jardins privatifs sont intégrés aux espaces urbanisés et nous apprenons que l’habitat, comprend les logements mais aussi tous les équipements de voirie et les commerces de proximité.

Temps imparti

Ces éléments vont perturber les notions de gris (urbanisé) et de vert (espaces verts) que nous voulions opposer et influer sur la notion de densité de population qui était notre troisième angle d’approche. Les deux jours impartis pour traiter le sujet de l’étalement urbain s’avèrent rapidement une limite face à la complexité des données.

Le traitement des données chiffrées révèlent aussi que les différentes données dont nous disposons ne coïncident pas en termes d’années. Les chiffres de l’évolution démographique sont liés au recensement INSEE, des années 1990, 1999 et 2008 tandis que les cartes de l’AURAN sur l’espace urbanisé font références aux années 1993, 1999, 2004 et 2009. Ces systèmes référentiels risquent de projeter des incohérences au moment du traitement des données par communes.

Risque d’erreur

La leçon principale que nous tirons de cette analyse c’est qu’il y a pour chaque carte des risques d’erreur et de mauvaise interprétation des données. Simplifier des données complexes, sans les dénaturer, pour livrer un résultat lisible par tous au-delà des experts est un exercice délicat. Si l’évolution temporelle reste facile à visualiser, les nuances de gris et de verts que nous avons voulu introduire dans la visualisation spatiale demande un travail beaucoup plus approfondis aux côtés des experts.

  • Pour aller plus loin…

- Rechercher la concordance des années dans le traitement statistiques des différentes données est essentiel pour l’analyse et la visualisation des données.

- Introduire la notion de zones tampons (zones qui peuvent basculer soit dans le gris, soit dans le vert).

- Rechercher les éléments qui vont induire une perception différente de la notion de gris (aménagements de voirie paysagés, intégration des surfaces de jardins privatifs dans les surfaces urbanisés).

3/ VISUALISER DES     DONNEES

Avec Christophe (le designer) et Stéphane, (le développeur), nous optons pour trois types de visualisation interactive :

- la première montre l’évolution dans le temps (De 1960 à 2008) en superposant deux     images, avec un curseur à déplacer de gauche à droite pour inciter l’internaute à interagir.

- la deuxième est une carte de la métropole nantaise découpée par commune en dégradé de vert et de gris. Plus c’est gris, plus le pourcentage d’espaces urbains ramené à la surface de la commune est élevé, plus c’est vert plus la part d’espaces naturels agricoles ou protégés est     importante. L’internaute peut cliquer sur une commune pour en découvrir les données détaillées.

- le troisième type de visualisation montre pour chaque commune l’opposition vert/gris – qui se matérialise par le dessin d’un immeuble ou d’un arbre – et son évolution dans le temps (1993-2009).

  • Difficultés rencontrée

Infographie chronophage

Les outils sans code accessible au public (Google Map, Geo Commons ou Tableau Public) nous semble limité pour la visualisation de données que nous avons en tête et – malgré les conseils avisés de Caroline Goulard (DataVeyes) – nous ne les maîtrisons pas assez. Nous optons donc pour la réalisation d’une infographie interactive maison. Pour commencer, il nous faut déjà un fond de carte de Nantes Métropole. Ceux de l’AURAN montrent l’évolution de l’étalement urbain entre 1960 et 2009 mais n’intègrent pas les délimitations des 24 communes de l’agglo. Christophe en dessine un nouveau, ce qui prend déjà pas mal de temps !

Simplifier les données

Inutile de se lancer dans un exercice de datajournalisme si on ne se donne pas pour objectif de rendre lisible au grand public des données complexes. Première question : sur quel axe partir pour rendre compte l’étalement urbain ? La verticale nous semble plus lisible pour marquer l’évolution dans le temps mais la version horizontale aurait permit de montrer la composition des espaces urbanisés (logement, commerce de proximité, ZAC et…. Voirie). Deuxième limite : en remplaçant des histogrammes classiques par un arbre et un immeuble, nous sommes confrontés à un effet d’optique ! L’immeuble parait toujours plus important même dans des communes vertes. En plus de la hauteur de chaque élément, il aurait aussi fallu travailler sur une surface proportionnelle pour casser cet effet visuel. Nous butons aussi sur la visualisation de la troisième donnée que nous voulions intégrer dans notre travail : la densité de population. Si on l’ajoute sur notre infographie, on risque de perdre en lisibilité…

Attention aux raccourcis

A l’issue du week-end, nous décidons de confronter notre travail au regard des agents de l’AURAN, et nous avons bien fait ! Contrairement à ce que nous avions calculé, le vert (l’espace naturel) n’équivaut pas à la soustraction du gris (l’espace urbanisé) de la surface totale de la commune. Il existe des zones tampons. Ce sont par exemple des espaces destinés à l’urbanisation qui ont pu être reclassés en zones protégées. Nous reprenons tous nos calculs à partir des ces nouvelles données fournie par l’agence. Mais cet échange avec l’Auran aura été fructueux dans les deux sens : notre infographie a aussi permis à l’agence de redécouvrir ces données sous un angle nouveau.

  • Pour aller plus loin…

Disposer de fonds de carte de la métropole avec le découpage des communes pour faciliter le travail du designer dont le rôle est la mise en valeur des données.

Proposer une double visualisation, en verticale et en horizontale et mettre en lumière la notion de densité de population des espaces urbanisés.

Présenter ces infographies à des urbanistes et des experts pour les faire réagir et obtenir des explications sur les particularités des communes de la métropole nantaise.

Expliquer pourquoi une ville qui a plus de surfaces naturelles qu’une autre n’est pas forcément plus « verte » qu’une autre au sens écologique !

CONCLUSION

Trois choses que nous retenons de cette expérience de « datajournalisme » :

  • Le préalable au journalisme de données, c’est la parfaite compréhension des     données fournies, ce qui passe par une phase d’échanges nourris avec le fournisseur/fabricants de données. Bien comprendre la nature des données fournies évite les risques de mauvaises interprétations. A défaut, s’entourer d’un statisticien peut se révéler fort utile !

  • La production d’un article en « datajournalisme » basé sur le travail d’une équipe pluridisciplinaire (journalistes, statisticiens,     géographes, développeurs et designers) requiert (beaucoup) plus de     temps et d’échanges pour affiner la problématique, assembler le     travail de chacun et finaliser l’article.

  • La troisième     mi-temps d’un article, c’est le temps de l’échange avec les     internautes qui vont s’approprier les données, jouer avec les curseurs et les cartes et apporter à leur tour leurs interprétations. Un épisode qui reste à construire, au-delà de l’expérience du barcamp !

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